Interview sur Neverland

Interview sur Neverland
Johnny Depp : «L'imagination est tout»
Dans Neverland de Mark Forster, l'auteur de Peter Pan, James Matthew Barrie, a les traits fins et la mince silhouette de Johnny Depp, qui s'est fait pour l'occasion timide et doucement mélancolique. Il tombe amoureux de toute une famille, quatre garçons et leur jolie mère, veuve (Kate Winslet). Tristesses de la vie et jeux d'enfance se mêleront pour donner naissance en 1904 à une pièce, Peter Pan, devenue un mythe.


LE FIGARO. – Qu'est-ce qui vous a plu dans le projet ?

Johnny DEPP. – J'ai beaucoup aimé que ce soit une histoire vraie, porteuse de sentiments justes et sincères. C'est un mélodrame où l'émotion n'est pas «manufacturée», où il n'y a rien de manipulateur. Et je l'ai jouée de cette façon réaliste et spontanée.

Etes-vous un adepte de Peter Pan ?

Je peux me souvenir de l'avoir vu en dessin animé, enfant. Mais, en fait, je préférais les histoires de monstres, les films d'horreur, Dracula, Frankenstein, La Momie... Pour moi, Peter Pan était le garçon qui va bien et vous fait aller bien. En fait, c'est un gagnant. Un monstre comme Frankenstein pose davantage de questions : je le voyais comme une victime, un «underdog». Ce genre de personnages me fascinait beaucoup plus.

En fait, c'est seulement aujourd'hui que Peter Pan est devenu partie intégrante de ma vie quotidienne : depuis que mes enfants le lisent. Ils adorent le capitaine Crochet. Grâce à eux, je me rends compte que Peter Pan est un chef-d'oeuvre, qui ne vieillit pas plus que son héros.

L'idée de ne jamais grandir, de rester enfant vous plaît-elle comme elle plaît à Spielberg ?

Non ! Je crois qu'il faut grandir et devenir responsable de ses actes. Mais les cadeaux de l'enfance, l'ouverture à la vie, la curiosité, l'imagination, nous devons les garder. Je pense que Picasso, qui était un enfant très doué et dessinait comme un photographe, a possédé très vite un grand savoir technique. Et, adulte, il a éprouvé le besoin de dépasser cela, de comprendre la pureté de l'enfance qu'il n'avait pas connue parce qu'il était trop savant.

L'imagination, disiez-vous...

L'imagination est tout. Qu'est-ce qu'il y a de plus important que cette possibilité extraordinaire de voyager en esprit ? L'imagination est plus importante que la connaissance, je crois que c'est Einstein qui l'a dit. Vous pouvez être votre meilleur ami ou votre pire ennemi. C'est important de garder la capacité de rêver et d'espérer.

Qu'enseignez-vous à vos enfants ?

Je leur enseigne moins de choses qu'ils ne m'en apprennent. L'idée que je me fais de l'éducation consiste surtout à aplanir le chemin pour qu'ils ne se fassent pas trop mal en tombant. Mais, pour ce qui est de la connaissance réelle, ils me surprennent chaque jour. Je les trouve incroyablement intelligents.

Et avoir des enfants comme partenaires ?

Les enfants sont tellement plus évolués que nous ! Ils ne sont pas encombrés, pas accaparés par les détails de la vie quotidienne et, du coup, ils ont une faculté d'attention remarquable. Ils sont tout à l'expérience qu'ils vivent. Les garçons du film sont de vrais professionnels. Freddie Highmore, qui joue Peter, pouvait s'amuser avec moi entre deux prises, complètement détendu, et, en un clin d'oeil, il devenait archiconcentré sur l'action, avec une intensité et une sincérité formidables.


Dustin Hoffman dit qu'il admire que vous ne vous comportiez pas comme une star, bien que vous ayez tout pour l'être.

Je suis flatté qu'il ait dit cela ! Mais, vous savez, Dustin Hoffman est un plaisantin. Je m'attendais à ce qu'il soit très sérieux, très intense, mais c'est l'homme le plus charmant et le plus drôle du monde. Il passe son temps à blaguer et, sur le plateau, il était plus enfant que tous les enfants réunis. Je n'arrive pas à penser à moi-même comme à une star de cinéma. Pour moi, l'expression évoque des noms exceptionnels comme Humphrey Bogart ou Marlon Brando. Moi, je suis juste un acteur passionné par son travail sur les personnages. C'est cette responsabilité et cette reconnaissance-là que j'ambitionne.

Allez-vous réaliser un autre film ?

Oui, dans deux ou trois ans, je pense. Pour l'instant, je filme mes enfants dans le bac à sable ! Mais je veux reprendre la caméra à la manière de John Cassavetes, avec ce naturel, ce côté très organique. En attendant, j'ai tourné le nouveau film de Tim Burton Charlie and the Chocolate Factory, et le premier film de Lawrence Dunmore Libertine avec John Malkovich et Samantha Morton.

# Posté le samedi 26 février 2005 12:56

Johnny smokes

Johnny smokes

# Posté le dimanche 27 février 2005 09:04

Johnny...timide ?

Johnny...timide ?

# Posté le dimanche 27 février 2005 09:05

Johnny depp et Orlando Bloom

Johnny depp et Orlando Bloom
Pirates des caraibes....à voir ce film !

# Posté le dimanche 27 février 2005 09:09

Modifié le mardi 24 mai 2005 11:07

Johnny au Golden Globe 2004

Johnny au Golden Globe 2004

# Posté le dimanche 27 février 2005 09:10